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Négocier son assurance auto : 16 astuces pour réussir à tous les coups

Négocier son assurance auto : 16 astuces pour réussir à tous les coups

L'assurance auto...

Voilà une dépense dont on se passerait bien. C'est vrai après tout...

Vous payez le prix fort pour votre assurance voiture depuis vingt ans alors que vous n'avez jamais eu d'accident !

Bien sûr, vous avez certainement du bonus, peut-être du malus, mais dans tous les cas, vous en avez marre de payer aussi cher.

Les bons conducteurs paient en effet les "erreurs" et bêtises des mauvais, et c'est pas très juste.

Alors il faut agir !

Non, vous ne roulerez pas sans assurance, c'est risqué et en cas de soucis, vous pourriez le payer toute votre vie.

Mais vous pouvez négocier le montant de votre prime d'assurance.

Et cela, peu de personnes le savent, malheureusement.

Dans cet article, je vais vous expliquer les arguments qui permettent de faire mouche à tous les coups, ceux qui sont à éviter et la manière de procéder.

Également auteur d'un blog sur l'automobile, je suis fréquemment confronté à ce soucis de personnes qui se plaignent du montant de leur assurance auto, alors cet article s'imposait.

Prêt(e) à négocier ?

Vous verrez, ce n'est pas très compliqué, il faut simplement sortir les bons arguments, au bon moment.

L'assurance auto en quelques mots

Assurance au tiers, formule tout-risque, franchise... Ces termes vous parlent ?

Si non, je vous invite à lire ce paragraphe où je vais rappeler quelques grands principes de l'assurance automobile en France.

Tout d'abord, il existe trois formules d'assurance. Vous êtes libre de choisir celle qui vous semble la plus appropriée.

Les trois formules

Le tiers

Le tiers, ou responsabilité civile, est la formule la moins onéreuse. Seuls les dégâts que vous infligerez à autrui seront pris en charge.

Si vous pétez votre voiture sur un abribus, vous devrez soit faire réparer votre auto, soit en acheter une nouvelle. Sauf si vous n'êtes pas responsable, là vous serez indemnisé.

En revanche, l'abribus sera réparé.

D'une manière générale, je déconseille cette formule, car ni le vol, ni l'incendie ne sont inclus.

Autrement dit, si une personne malintentionnée décide de brûler votre vieille Citroën, vous n'aurez plus qu'à la mettre en casse, vous ne toucherez rien.

Pas terrible, hein ?

Le tiers +, ou intermédiaire

Il s'agit de la même chose que le tiers, mais avec quelques protections supplémentaires : vol, incendie...

Parfois, d'autres garanties peuvent s'ajouter. Mais comme le tiers classique, vous perdez votre voiture en cas d'accident responsable !

Coût : environ 10% de plus que le tiers.

Le tout risque

Là, tous les dégâts que vous pourriez infliger à votre véhicule ou à autrui sont pris en charge.

Chaque accident responsable vous demandera toutefois de payer une franchise.

C'est mieux... Mais c'est aussi plus cher, à réserver aux voitures récentes où qui ont encore une cote élevée.

Coût : environ 40% de plus que le tiers.

La franchise

Il s'agit du montant dont vous devrez vous acquitter afin de participer aux frais de remise en état de voiture en cas d'accident. Il s'agit d'un montant dont la valeur est fixe, et inscrite sur votre contrat.

Vous suivez ? Courage, on arrive bientôt au bout !

La prime d'assurance

Il s'agit tout simplement du montant que vous aurez à payer chaque année, payable en une fois, ou bien divisé en mensualités, avec généralement un surcoût d'une dizaine d'euro dans ce second cas.

Le bonus-malus

Enfin, dernier point, et pas des moindres... Le bonus-malus...

Chaque année, votre assureur augmente votre prime d'assurance de 25% pour chaque accident responsable. Ça monte vite...

Si vous n'avez pas d'accident, elle descendra de 5%. Ça descend pas vite...

Vous êtes jeune conducteur, vous n'avez pas d'accident la première année, alors votre coefficient sera de 0.95.

C'est bon, vous savez tout ! Parlons négociations maintenant !

Peut-on négocier son assurance auto ?

Pour être tout à fait honnête avec vous, j'ai toujours pensé que non.

Que les tarifs étaient standardisés et que nous n'avions pas d'autres choix que de les choisir (ou subir, ça marche aussi).

FAUX !

En étudiant d'un peu plus près les assurances, nous remarquons un concept qui se démocratise depuis une petite dizaine d'années : les comparateurs d'assurance auto.

Je n'en ferai pas l'apogée, ce n'est pas le but de cet article et je tiens à conserver mon objectivité.

Certains d'entre eux manquent clairement d'objectivité, mais ils ont l'avantage de mettre en concurrence un large panel d'assureurs et donc de tirer les prix vers le bas.

Vous pouvez donc faire le test par vous-même.

Puis vous pouvez tenter de négocier par vous-même, avec à la clé, des tarifs encore plus attractifs, qui nous laissent penser que les assureurs ont des marges plus ou moins importantes.

Mais comment attaquer les négociations ?

Quels arguments mettre en avant ?

Je vais vous livrer mes astuces pour tirer le prix vers le bas.

1. Vous payez à l'année

Si vous payez à l'année, la somme correspondant à votre prime d'assurance est versée directement à votre assureur en une fois.

Cela lui évite par conséquent pas mal de paperasse.

Et comme le temps c'est de l'argent vous pouvez demander une petite ristourne.

2. Vous êtes un fidèle client

C'est un grand classique, mais si vous êtes un fidèle client, alors votre assureur doit contribuer à cela.

Votre famille est également chez cet assureur ? Parfait ! C'est un argument supplémentaire.

Vous avez d'autres contrats (comme l'habitation) dans la même agence ? Alors, vous pouvez aussi faire baisser votre prime.

3. Vous avez un système antivol

Plus vous réduisez que votre véhicule soit endommagé, alors plus vous serez récompensé.

Expliquez à votre assureur ce que vous avez mis en place pour lutter contre le vol par exemple : antivol, prise d'ordinateur de bord protégée ou encore alarme : tout peut être éligible.

Votre assureur sera d'autant plus enclin à vous accorder une remise si votre véhicule à la réputation d'être volable facilement (Smart Fortwo, Renault Twingo 1, BMW X6...).

4. Vous n'avez jamais eu d'accidents

Dans ce cas, votre assureur doit vous adorer.

Les bonus ne peuvent pas aller au-delà de 0,50, mais un geste de votre assurance est toujours possible.

Qui ne tente rien n'a rien !

5. Vous roulez peu

Si vous conduisez peu, c'est statistique, vous avez moins de risques d'accidents.

Vous pouvez donc négocier avec une formule au kilomètre.

Cela sera d'autant plus rentable pour vous.

6. Vous avez un garage

Les risques sont moindres si votre voiture dort dans un garage, vous pourrez donc demander une ristourne.

Mais attention aux fausses déclarations, en cas de sinistre, une enquête de voisinage peut être diligentée. La vérité finit toujours par revenir en pleine face.

7. Faire jouer la concurrence

Là encore, c'est le grand classique. Avant de voir votre assureur, une petite visite chez un concurrent s'impose.

Mon astuce, c'est même de vous entrainer à la négociation chez le concurrent.

Enchainez les assureurs jusqu'à ce que vous vous sentiez convaincant (et convaincu) de vos capacités.

Et à ce moment là, vous pourrez arriver sereinement chez votre assureur, prêt à négocier avec, à l'appui des offres concurrentes sur lesquelles il s'alignera très probablement.

Effet garanti.

8. Menacer de résilier

Par rapport à votre assureur, vous n'êtes pas forcément en position de force.

S'il ne vous a plus comme client, il en aura probablement d'autres.

Si vous avez un malus, passez directement à la neuvième astuce.

Sinon, vous pouvez toujours essayer de faire pression, avec une phrase du type : "Je regrette, mais c'est au-dessus du budget que j'avais prévu, je vais donc devoir résilier mon contrat si vous n'êtes pas en mesure d'accéder à ma demande".

Cela fait un petit peu enfant capricieux à qui l'on a refusé des bonbons à la boulangerie, mais qu'importe.

Si votre dossier est intéressant, alors vous pouvez vous le permettre.

 


Vous achetez une voiture neuve ?
Il faut négocier !

9. Demandez des garanties supplémentaires

Votre assureur n'est pas forcément de mauvaise foi. Certaines enseignes ne peuvent accorder aucune remise à leur client.

Dans ce cas, ne rebroussez pas chemin !

Mais tentez de demander des garanties supplémentaires, avec par exemple la formule intermédiaire au prix du tiers.

Ça, c'est jouable !

10. Prouvez votre bonne conduite

Ce n'est pas encore très répandu, je préfère vous prévenir de suite...

Mais certaines compagnies ont choisi d'analyser la conduite de leurs clients, en leur proposant d'installer un boîtier électronique sur leur voiture, qui va analyser leur type de conduite.

En fonction de cela, le tarif sera plus ou moins élevé.

Vous montez à 7 000 tr/m à chaque rapport ? Vous paierez cher.

Votre assureur peut apprécier la démarche et vous faire réaliser des économies si vous avez le pied léger.

11. Les bonnes prestations

Un assureur touche une commission en fonction de la prime que vous paierez.

Le plus avantageux pour lui, c'est de vous fourguer une formule tout-risque avec une touche platée d'options.

Faîtes la part des choses.

Une voiture de plus de dix ans (sauf exception) n'est plus obligatoirement à assurer en tout risque.

Je me rappelle de mon banquier, qui a longuement souhaité vouloir assurer ma voiture.

Son souhait ? M'assurer en tout risque impérativement, malgré mes remarques sur la faible valeur de ma voiture.

Le client, c'est vous.

Vous avez le dernier mot.

12. Une franchise plus élevée

Si votre assureur est un dur à cuir, vous avez une carte en main : celle d'augmenter la franchise.

Je m'explique.

En augmentant le montant de la franchise (c'est-à-dire la somme que vous versez en cas d'accident responsable), vos mensualités vont baisser plus ou moins fortement, en général c'est 50 à 100 €.

Mais attention à ne pas en abuser : une franchise à 1 000 €, c'est beaucoup trop !

13. Votre voiture est fiable et entretenue

Ce n'est pas un argument courant, mais il peut faire mouche...

Si vous avez un diesel pour faire de la ville, inutile de tenter, vous ne serez pas crédible !

Mais si votre voiture est robuste, que vous avez un carnet d'entretien à jour et que vous n'avez encore jamais eu besoin d'un dépannage, alors pourquoi ne pas demander une remise ?

Après tout, vous coûterez peu cher à mon assureur, il peut bien vous faire une fleur, non ?

14. Vous avez opté pour le prélèvement

Le prélèvement économise du papier et du tout.

Demandez une remise !

15. Vous avez fait un stage de conduite

Il existe des stages de conduite spécialisés pour vous entrainer à affronter des conditions difficiles.

C'est le cas par exemple de l'aquaplaning, quand l'arrière de votre voiture veut passer devant l'avant.

Certaines assurances peuvent vous l'offrir, n'hésitez pas à demander.

Et comme vous serez à même de gérer ce genre de situation à l'avenir (en théorie, au moins !), une remise complémentaire sur votre prime peut vous être accordée.

16. Combien paye un nouveau client ?

Pour attirer de nouveaux clients, les assureurs sont souvent prêts à faire des "cadeaux", qui prennent la forme de remises.

Pourquoi ne pas envoyer votre cousin Olivier faire un devis et voir ce qui lui serait proposé ?

Vous pourrez alors demander une remise similaire. Après tout, vous n'êtes pas marié à votre assureur, à lui d'entretenir cette relation !

Les erreurs à éviter

Il y a des choses qu'il ne faut pas dire et ne pas faire face à son assureur voiture. En voici quelques exemples, déjà entendus ou lus.

Chercher le moins cher

Si vous souhaitez un prix à ras les pâquerettes, votre assureur en trouvera ! Mais les garanties nécessaires seront-elles incluses. Pas sûr...

Négocier oui, vouloir payer 10 € par mois, non.

Mal s'assurer

Vous êtes le conducteur principal de votre voiture et vous vous assurez en tant que second chauffeur sur votre voiture pour payer moins cher et profiter du prix de vos parents ?

C'est illégal et les conséquences peuvent être lourdes si une enquête de voisinage est menée...

Ne pas connaître sa formule

Avant de négocier, il faut savoir de quoi l'on parle. Le petit résumé de début d'article est le strict minimum.

Je vous conseille d'approfondir un minimum.

Un noob qui essaie de négocier n'est jamais crédible !

Le mot de la fin

Certaines mutuelles ne proposent aucune marge de négociation, c'est le cas par exemple de Maif, de la Matmut ou de la Macif.

Dans ce cas-là, pas la peine d'insister.

Négocier avec son assureur n'est pas une mince affaire, je comprends tout à fait.

Ce que je peux vous recommander pour finir, c'est de négocier win-win, soit gagnant-gagnant, en proposant, à votre assureur, une plus forte remise, si vous ajoutez un deuxième contrat chez lui : responsabilité civile, assurance habitation ou autre...

Cela permet bien souvent de négocier bien plus fortement.

Mais tous les cas sont uniques.

En mettant en pratique ces 16 conseils, vous parviendrez sans aucun doute à tirer une remise sur votre prime d'assurance.

Peu de gens savent que cela est possible.

Vous, vous le savez désormais et en plus, vous avez toutes les cartes en main pour y parvenir.

Comme le dit l'adage, quand faut y aller... Faut y aller !

Enfin, je vais terminer cet article par vous parler de l'assurance automobile temporaire.

Dans certains cas, on peut être amené à ne vouloir assurer une voiture que pour quelques jours.

C'est le cas d'un prêt par exemple ou bien d'une location dans un contexte particulier.

Je ne vous cache pas que négocier un bon montant auprès de votre assureur peut vite devenir une perte de temps.

En effet, les assureurs n'aiment pas trop sortir des sentiers battus et l'assurance temporaire, c'est pas vraiment rentable pour eux. Donc pour obtenir le meilleur tarif, il va falloir batailler fermement.

C'est pour cette raison qu'il peut être intéressant de passer dans ce cas sur une assurance provisoire. Les formules sont clés en main, avec des tarifs pré-établis. Pour la négociation, c'est assez compliqué mais pas impossible pour autant.

Préférez une période de location creuse, où la demande est faible et tentez. Comme le dit l'adage que j'aime beaucoup : "qui ne tente rien n'a rien".

Et en matière d'assurance auto, il y a toujours moyen d'avoir de petites adaptations... Mais beaucoup de personnes n'osent pas demander. Et c'est bien dommage.

J'espère en tout cas que ce petit article et ses 16 astuces vous aura donné l'envie de négocier férocement le montant de votre prime d'assurance auto !

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